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“De quelle fai§on j’ai appris a lire”: la declaration d’amour d’Agnes Desarthe aux livres

February 2, 2022 admin 0 Comments

“De quelle fai§on j’ai appris a lire”: la declaration d’amour d’Agnes Desarthe aux livres

L’histoire : debut Plusieurs annees 70. Agnes, 5 piges, avec ses a l’ecole primaire du 13eme arrondissement a Paris. Jusqu’ici tout va beaucoup, sauf qu’apres de la journee au sein d’ l’ecole quelques meufs, on profil afrointroductions amene l’enfant au sein de celle, mitoyenne, Plusieurs garcons, sans explication, J’ai contraignant pour experimenter leurs debuts une mixite de la drole de maniere : “quatre meufs Avec mon etablissement , lequel compte dix classes exclusivement masculines”. Agnes apprend plutot vite pour lire “vraiment tellement enfantin” se rappelle-t-elle, qu’elle ne comprend nullement pourquoi on l’encourage ou qu’on Notre felicite. La fillette n’a aucun probleme avec votre lecture Pourtant constate rapidement qu’elle a Le souci au milieu des livres : celle-ci tous les rejette, ne parvient gui?re pour comprendre votre dont ils parlent. Celle-ci decide donc qu’elle n’aime nullement lire. Cette raison ne l’empeche jamais d’ecrire Plusieurs films, (elle se reve ecrivain, regarde “Apostrophe” Afin de se preparer a une carriere de romanciere), ni d’etre de excellente eleve et sans avoir quasiment pas engloutit 1 livre pour sa vie, d’entrer du lycee Henry IV et de hypokhagne et en Khagne.

“Manger la France”

Agnes Desarthe opere Le retour sur elle-meme. A votre maniere tout d’un archeologue (ou tout d’un psychanalyste), celle-ci tente pour Assimiler et cela se camoufle derriere une phrase toute simple, “je n’aime Manque lire”, qui a hante nos vingt premieres annees de sa vie. Cette introspection l’amene a les origines familiales : 1 pere qui a grandi du Lybie, et en Algerie et de la maman nee en France de parents russes, parlant aussi Un yiddish et Votre roumain, dont votre famille a peri dans les camps. J’ai langue francaise est “contaminee” par l’exil et Afin de sa bri?ve Agnes, Un francais est Notre “langue d’arrivee, manii?re l’ensemble des souffrances et les humiliations que Le terme suppose au sein de mon imaginaire”.

Cette dernii?re ressent sa lecture des ?uvres francaises classiques tel une volonte de lui faire “manger J’ai France”, 1 France que Ce imaginaire d’enfant n’aime pas, celle de la guerre ainsi que Notre deportation cote maternel, celle de la decolonisation, vos “sales arabes” et les “tetes de bougnoules” cote paternel. “D’ou lit-on?” Agnes Desarthe a partiellement repondu a cette question, car il y a encore autre chose, plus delicat bien a demeler, “car tout est fige Avec Notre confusion, melasse d’la memoire qui englue, paralyse.”

“savoir pour lire Voila savoir des garcons”

Et votre chose, Voila la peur Plusieurs garcons, qu’elle decouvre de relisant le propre recit, celui de l’entree pour l’ecole primaire, “l’effroi avis via de la fillette de cinq piges lorsqu’elle constate que dans la cour, y n’y a que quelques petites de Ce age noyee dans une maree de garcons dont tous les plus grands ont jusqu’a treize ou quatorze annees”. Des au cours, apprendre pour lire c’est apprendre vos garcons, et “apprendre nos garcons vraiment etre une proie”, tel une maman Notre proie des nazis. “Voila de cette fai§on que se telescopent vos evenements au sein d’ la tronche des enfants, car ils n’operent aucune hierarchie avec ses la grosse et J’ai petite histoire, n’ont pas d’ moyen de rationaliser, de relativiser”.

Humour et poesie

Agnes Desarthes deroule le recit Grace a humour, ainsi, vraiment d’ailleurs ce qui semble l’avoir sauvee de Le feroce dilemme. L’humour, nos calembours, ma poesie, ainsi, la retranscription, voila les outils pour mettre a distance J’ai terreur. Son recit transpire sa passion concernant vos livres et sa litterature. Elle y preuve de quelle maniere celle-ci se debrouille avec l’ensemble de ses amours contrariees, du vos contournant, avec les livres “exceptions”, qu’elle lit de cachette : Gotlib, Duras, Faulkner, Vian, Camus… et tous les autres, ceux qui ouvrent nos portes (Isaac Bachevis Singer), ceux qui l’ennuient et qu’elle relit i  propos de plaisir prochainement, une fois debloquee, (savoureux anecdotes via “Madame Bovary”).

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